La punition d’un père irresponsable, Le coucou et la fleur du coucou (025)

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En plein été les fossés et clairières dans la forêt se colorent en rose à cause de l’abondance des oeillets des prés (également appelés  « fleurs du coucou » ) qui y fleurissent. Pourquoi les feuilles des  fleurs du coucou sont- elles si effilées? La fleure du coucou a-t-elle quelque chose en commun avec le coucou ? La réponse à ces questions se trouve dans une histoire d’amour tragique, écoutez :

Il ya bien longtemps vécut au bord d’un cours d’eau, non loin des prairies humides, une belle sorcière sage, appelée Silène. Elle s’enveloppait toujours dans de belles robes roses et pourpres. Jamais les malades des larges environs ne frappaient en vain à sa porte. En ces jours-là vivait également un fier magicien, appelé Cuculus. Avec ses grands et beaux yeux et son merveilleux manteau d’hermine, il séduisait de nombreuses femmes. Mais cet orgueilleux magicien ne pouvait résister aux yeux radieux de la belle sorcière Silène. Il succombat à son amour et quittât femme et enfant pour elle. La sorcière et le magicien n’avaient d’yeux que l’un pour l’autre et bientôt naissait de cet amour une merveilleuse fille. Ils semblaient parfaitement heureux tous les trois, jusqu’à ce qu’une nouvelle femme apparaissait dans la vie du magicien et il échangeait Silène pour celle-ci. Sa petite fille dépérissait sans l’amour de son père.
Avec grande sagesse, la belle sorcière Silène décidait que ce magicien étant un désastre pour sa descendance, il ne devrait plus jamais pouvoir décevoir un enfant par son comportement irresponsable. Elle le transformât en oiseau brun et terne, qui volait avec beaucoup de peine dans le ciel. Et pour compléter le déshonneur, il devait pleurnicher toute la journée comme un enfant qui veut un biscuit : « couque, couque » pour que dans les environs lointains tout le monde entende où perchait ce mauvais père.  C’est pourquoi les gens l’ont appelé coucou. Ainsi Silène faisait en sorte que tout le monde savait qu’il était un oiseau irresponsable qui délaissait ses propres enfants. Mais pour éviter que les enfants du coucou restent orphelins, la femelle du coucou pond depuis lors ses oeufs dans le nid d’un autre couple d’oiseaux qui prend avec beaucoup d’amour soin de leur éducation.
Mais la sage sorcière fit aussi son autocritique. Elle avait tellement honte qu’avec toute sa sagesse, elle n’avait pas prévu qu’elle avait séduit un mauvais père. Silène se transforma en une plante avec des fleurs roses et mauves, les couleurs de ses vêtements préférés.

Un beau jour d’été le coucou Coculus découvrait que la sorcière qui l’avait ensorcelé, s’était quant à elle  transformée en de belles fleurs pourpres. Il était tellement en colère contre son propre destin qui avait fait de lui un oiseau laid et stupide, qu’il déchirait les feuilles de ces fleurs roses. Jusqu’à ce jour, nous voyons que les fleurs roses de la «vraie» fleur du coucou sont effilées. Et encore toujours le coucou crache chaque fois qu’il en a l’occasion, sa colère sur elles. C’est pourquoi nous voyons souvent à la base des feuilles de cette fleur, l’écume blanche de la salive du coucou et que les hommes appelent l’oeillet des prés aussi fleur du coucou.

Il y a plusieurs fleurs du coucou : celle du jour, celle du soir, celle de la nuit et la vraie fleur du coucou. La fleur de jour est la plus connue et la plus courante et pousse dans un sol riche. La vraie fleur du coucou pousse dans les prairies humides. Curieusement, les trois autres fleurs (en latin Lychnis flos-cocúli) appartiennent à un autre genre de plantes (les Silènes). Les fleurs du coucou ne fleurissent qu’au retour du coucou. Le nom  « fleur du coucou » provient probablement de » crachats ou  bave du coucou ». Les larves de la cercope des prés ou philène spumeuse font des bulles dans leurs propres sécrétions et vivent à l’intérieur de celles-ci à l’abri de leurs prédateurs.

Le coucou est l’un de nos derniers visiteurs de l’été. Il arrive seulement dans notre pays en avril et mai. Il est un «parasite de la couvée » : la femelle pond un oeuf dans le nid d’un autre oiseau. Son oeuf ressemble presque exactement aux œufs de l’oiseau hôte. Le coucou continue à pondre son œuf chaque année dans le nid du même type d’oiseau, comme le pipit farlouse ou l’accenteur mouchet . Seuls les mâles crient «coucou». Le coucou aime les insectes et les chenilles poilues et parfois vénéneuses que les autres oiseaux ne mangent pas. Parfois, il recrache les poils des chenilles.

 

© Els Baars, Natuurverhalen.nl

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